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Allergie
- Moisissures
Allergie aux
moisissures
Les
moisissures sont des champignons microscopiques. Elles se trouvent dans
les habitats humides et mal ventilés, notamment dans les pièces,
comme la cuisine, la salle de bains,
la cave où la présence d’eau est
importante Elles prolifèrent également à l’extérieur
sur les végétaux, notamment le foin, durant les saisons
chaudes et humides- de mai à septembre principalement.
Les principales moisissures impliquées dans les maladies allergiques
respiratoires sont :
pour les moisissures extérieures
Alternaria alternata et Cladosporium herbarum
et,
pour les moisissures de l’habitat,
Penicillium, Aspergillus fumigatus et
Cladosporium sphaerospermium.
On estime que 5 à 10% de la population générale
ont une sensibilisation vis-à-vis d’une moisissure.
Chez les patients atopiques, ce pourcentage serait de 20 à 25%.
L’allergie est l’un des mécanismes par lesquels les
moisissures ont un impact sur la santé humaine, les autres mécanismes
étant l’infection chez le sujet immunodéprimé,
l’irritation par l’intermédiaire des polluants libérés
par la moisissure que sont les composés organiques volatils et
la toxicité par le truchement de mycotoxines produites par certaines
moisissures.
L’allergie aux moisissures a le même mécanisme et les
mêmes conséquences pour l’organisme que l’allergie
vis-à-vis des autres allergènes inhalés : chez le
sujet allergique, l’allergène contenu dans les spores, organite
produit par la moisissure pour assurer sa reproduction et relargué
en grand nombre dans l’air, se fixe sur les molécules d’immunoglobulines
E, elles-mêmes accrochées sur la membrane des cellules impliquées
dans la réaction allergique, mastocytes et basophiles. Cette fixation
a pour conséquences l’activation de ces cellules qui relâchent
alors toute une série de molécules actives stockées
dans leur cytoplasme. Certaines de ces substances-dont l’histamine-
ont des effets immédiats, d’autres des effets plus tardifs.
Ces effets consistent en l’apparition d’une urticaire sur
la peau, d’une rhinite ou d’une crise d’asthme.
La particularité de cette allergie réside dans le fait que
les allergènes des moisissures sont aujourd’hui encore très
mal connus. Il s’ensuit que les tests allergologiques effectués
sur la peau et la recherche d’anticorps IgE dans le sang ne sont
pas des tests très fiables. Ceci explique le fait qu’il est
difficile d’apprécier de façon précise le rôle
de l’allergie aux moisissures dans la pathologie allergique respiratoire.
Il explique aussi le fait que les extraits de moisissures utilisés
pour la désensibilisation se sont pas, pour la plupart des moisissures,
correctement purifiés et donc que l’allergologue y fait peu
souvent appel.
Le traitement de l’allergie aux moisissures comporte plusieurs volets
: élimination de la moisissure dans le cas d’une exposition
à une moisissure de l’habitat vis-à-vis de laquelle
le patient est allergique ; désensibilisation si l’allergologue
estime que la sensibilisation à la moisissure explique, en grande
partie au moins, les symptômes rapportés par le patient et
que l’allergène correspondant à cette moisissure est
disponible sous forme standardisée; enfin, médicaments anti-allergiques
voire anti-asthmatiques.
Vous
pouvez approfondir le sujet en consultant les documents suivants :
Les risques sanitaires liés
à la présence de moisissures dans l'habitat
(Fichier PDF, 396 Ko)
L'identification
des mycotoxines
(Fichier PDF en Anglais, 241 Ko)
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