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Allergie
- Pollens
Conséquences
de l’exposition aux pollens sur la santé
Ces conséquences sont rassemblées sous la
dénomination de pollinoses. Les pollens véhiculés
par l’air ambiant vont entrer en contact avec l’organisme
par 3 voies : voie respiratoire, contact cutané, voie digestive.
Le contact de l’organisme avec les pollens ne va se traduire par
des conséquences sur la santé que si le sujet est allergique
à ce pollen.
La voie inhalée est, de très loin, celle qui a les conséquences
les plus fréquentes. Les pollinoses se manifestent essentiellement
par une rhino-conjonctivite. La rhinite s’exprime par les symptômes
suivants : écoulement nasal clair, « comme de l’eau
», congestion nasale, éternuements en série appelé
« coryza spasmodique », démangeaisons du nez. Au niveau
oculaire, les patients font état d’un larmoiement, d’une
sensation de « sable dans les yeux » avec, là aussi,
des démangeaisons. Ces symptômes peuvent paraître anodins
mais sont en fait très invalidants, gênant la vie quotidienne-
le sommeil, la concentration intellectuelle et la vie sociale. Fait capital,
tous ces symptômes surviennent chaque année au même
moment. Cette notion permet à l’allergologue, qui connaît
la période de floraison des espèces allergisantes, de suspecter
l’espèce végétale en cause. Les tests effectués
sur la peau, avec des extraits de chacun des extraits de pollen, va permettre
de confirmer l’hypothèse formulée.
Dans chaque région, en fonction des particularités climatiques,
les espèces végétales en cause peuvent être
particulières. Ainsi, dans le Nord et le Nord-Est de la France,
l’allergie au pollen de bouleau est particulièrement fréquente
au mois d’avril et mai. Dans la Région Rhône-Alpes,
le pollen d’ambroisie entraîne une gêne considérable
dans la population à l’époque de la rentrée
des classes. Dans le grand Sud-Est, le pollen de cyprès joue un
rôle maintenant majeur dans les pollinoses d’hiver.
Le contact cutané peut être responsable de sensation de démangeaisons,
localisées sur les parties du corps exposées, durant la
période de pollinisation. En cas de contact massif, par exemple
chez un sujet allergique au pollen de graminées ( herbes qui constitue
les prairies naturelles) qui se roule dans l’herbe, pourra survenir
une urticaire sur les parties du corps exposées.
La voie digestive est beaucoup moins souvent en cause. Chez les amateurs
d’aliment « bio », la consommation de « gelée
royale », dans laquelle les pollens sont concentrés, pourra,
si le sujet est allergique à ce pollen, induire une réaction
allergique grave avec urticaire, étouffements et parfois choc allergique.
Dans les formes habituelles de pollinose, la déglutition de pollens
peut entraîner des symptômes moins graves d’œsophagite,
c’est-à-dire une brûlure dans la gorge et la poitrine.
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