|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Les Acariens du logement Sources
de l’aero-contaminant La dangerosité des acariens de la poussière de maison tient avant tout aux allergènes qu’ils renferment et qu’ils émettent. Ces allergènes se trouvent essentiellement dans leurs déjections, également mais en quantité moindre sur la carapace de l’animal. Cet état de fait a une conséquence importante : la destruction des acariens par l’intermédiaire d’un produit chimique (« acaricide ») n’a pas d’effet immédiat sur la teneur en allergène de la poussière de maison. Plus récemment, on a établi que les acariens de la poussière de maison émettent dans le milieu ambiant, également par l’intermédiaire de leurs déjections, des enzymes pouvant avoir une action irritative y compris chez les sujets normaux. La
prolifération des acariens dans l’habitat est sous la dépendance
de quatre conditions environnementale : Comportement des allergènes acariens dans l’air ambiant (aérobiologie) Les
crottes émises par les acariens et la carapace de l’acarien
mort se délitent en poussières fines, dont les particules
s’absorbent sur la poussière. Quand l’air d’une
pièce n’est pas mise en mouvement, ces particules ont tendance
à sédimenter et à se déposer sur le sol. Au
contraire, lorsqu’on fait le ménage à sec, ces particules
sont mises en suspension dans l’air et peuvent pénétrer
dans les voies respiratoires. Cet état de fait a deux conséquences
pratiques. La première est que l’utilisation d’appareils
épurateurs d’air a peu d’intérêt dans
la stratégie d’éviction des allergènes acariens.
La deuxième est que la personne allergique aux allergènes
d’acariens peut être gêné en faisant le ménage.
L’exposition aux allergènes acariens favorise indiscutablement le phénomène de « sensibilisation » allergique, que l’on pourra mettre en évidence par la pratique de test allergique sur la peau ou par la mise en évidence d’anticorps particuliers, les immunoglobulines E (« IgE ») dans le sang. L’exposition aux allergènes acariens est reconnue comme pouvant induire une poussée chez la personne ayant déjà une maladie allergique respiratoire, rhinite et/ou asthme. En revanche, la question de savoir si l’exposition aux allergènes acariens favorise l’apparition des maladies allergiques respiratoire, rhinites ou asthme, n’est pas encore tranchée. Il s’agit pourtant d’un question d’une importance pratique fondamentale puisqu’elle conditionne l’intérêt (ou l’absence d’intérêt) des mesures d’éviction des acariens dans un logement pour éviter ces maladies chez un jeune enfant dont les parents en sont eux même affectés. Elle répond à plusieurs principes : •
Elle doit être globale dans un logement car la persistance
d’une source minime d’allergènes d’acariens est
capable d’entretenir la maladie allergique. Elle comporte les mesures suivantes : •
Retrait des « ramasse-poussière »,
notamment les tapis et moquettes contaminés (test Acarex ? positif
ou fortement positif), les peluches et les sommiers tapissiers. Texte : Pr
Denis CHARPIN, |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||