Visite virtuelle - Risques physiques - Risques chimiques - Risques biologiques - Syndrome du bâtiment malsain - Normes d'habitabilité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Thermomètre infrarouge

Hygromètre

Habitat - Risques physiques - Humidité

Les sources d’humidité
Les méthodes de réduction de l’humidité
L’aération
Quand les moisissures sont déjà là

Les sources d’humidité

L'humidité d'un logement peut avoir des origines diverses
défaut de la toiture comme un bris de tuile laissant pénétrer l'eau.
remontées capillaires, consistant en l'imprégnation d'un mur par de l'eau qui remonte à partir du sol, par exemple lorsque le sol autour de la maison est en terre.
fuite d'eau à partir du réseau du logement, par exemple au niveau d'une soudure qui a lâché.
Les activités humaine : Chaque individu produit 2 litres d'eau par jour, par l'air saturé en vapeur qu'il rejette et par les activités domestiques productrices de vapeur d'eau, comme le fait de prendre un bain, de cuisiner " à la vapeur " ou de faire sécher le linge à l'intérieur. Un couple avec 2 enfants produit ainsi 8 à 10 litres d'humidité tous les jours dans leur logement. Si ce logement n'est pas aéré régulièrement, sa teneur en eau va augmenter Cette humidité est responsable de la multiplication des acariens et des moisissures.

Souvent, l'humidité ambiante est due au fait que la production de vapeur d'eau dans un logement est importante, alors que la ventilation est insuffisante pour en assurer l'évacuation vers l'extérieur.

Il est donc essentiel de renouveler l'air intérieur du logement, en aérant le plus possible les chambres, en cas de temps sec ou froid, tous les jours et toute l'année. Un temps de 30 minutes par jour, réparti en 15 minutes le matin et 15 le soir, suffit à renouveler l'air !

L'air très humide va se condenser sur les surfaces froides du logement, par exemple les vitres ou un encadrement de fenêtre en métal ou encore une façade située au Nord et mal isolée par rapport au froid extérieur. Cette eau déposée sur un papier peint va favoriser la multiplication des acariens et des moisissures.
Les matériaux vont être altérés par l’humidité
• Modifications des caractéristiques physiques des matériaux de construction (gonflements, retraits, diminution de la résistance mécanique).
• Dommages entraînés par les entraves
à l’évaporation (peintures qui cloquent,
décollement des enduits).
• La corrosion des métaux.
• La prolifération végétale (les mousses et les lichens doivent être débarrassées des façades).
• La prolifération de moisissures : nécessite un substrat et un taux d’humidité suffisant (> 70 % d’hygrométrie).

L'humidité du logement se mesure dans l'air ambiant avec un hygromètre et également sur la surface des murs et des cloisons grâce à un appareil professionnel muni de pointes fines que l'on plante dans le mur. Afin de voir les zones de condensation, on utilise également un thermomètre infrarouge indiquant la température de la surface murale.

Il est conseillé de maintenir une hygrométrie inférieure à 60 % d'humidité


Les méthodes de réduction de l’humidité

Humidité due au bâtit :

Les remèdes contre la condensation et les infiltrations directes de la pluie
• Lutter contre la condensation consiste dans l’aération des locaux et le maintien d’une température d’environ 20° Celsius ainsi que l’isolation thermique des parois.
• Parmi les remèdes contre les infiltrations de la pluie, on compte les revêtements de façades et les hydrofuges
• Les orifices d’entrée d’air doivent être situées dans les pièces principales et les sorties d’air dans les pièces de service, la circulation d’air étant assurée entre les pièces
Les remèdes contre les remontées capillaires dues aux eaux de circulation superficielle (remontées saisonnières)
• Drainage autour de la maison
• Evacuation rapide de l’eau
Les remèdes contre l’humidité ascensionnelle due aux nappes phréatiques
• Coupure de la capillarité à la base des mûrs agressés (injection de résine…)

La présence de gouttières permet d’éviter les infiltrations par rejaillissement

Humidité due aux habitants :

Changer certaines habitudes

- Garder le couvercle sur les casseroles
- Sécher le linge à l’extérieur ou dans un local bien aéré
- Eviter l’utilisation de chauffage d’appoint à pétrole (1 litre de pétrole = 1 litre d’eau)
- Laisser un espace entre les meubles et le mûr pour permettre une circulation d’air
- Fermer l’aquarium
- Faire sécher le bois à l’extérieur de la maison.

Chauffer la maison suffisamment
Pièce de vie 20°C
Chambre 18°C

L’aération

Ouvrir les fenêtres après une douche, pendant la cuisson du repas
Ouvrir la fenêtre de la chambre 10 à 15 mn tous les matins (la maison ne refroidira pas car les mûrs sont déjà chaud et le système de chauffage aura vite chauffé l’air venu de l’extérieur. En effet il faut 1000 fois plus d’énergie pour chauffer un volume de mûr que pour chauffer un même volume d’air).
Aérer est important, même en hiver et par temps de pluie car l’air froid extérieur est toujours plus sec que l’air chaud de la maison.

Quand les moisissures sont déjà là

- Nettoyer à l’eau de javel (diluée de moitié) avec une éponge humide, laisser agir 15mn, bien aérer le local, sécher le mûr et bien se protéger.
- Se mettre à l’abri sur le plan juridique en cas d’humidité provenant d’un défaut du bâti :
Ecrire une lettre recommandée au propriétaire pour l’avertir du problème
Organiser la ventilation du bâtiment, changer les fenêtres et installer la ventillation.

En savoir plus sur les moisissures

 

Vous pouvez approfondir la question des risques dans le logement en consultant les documents suivants :

Risques liés à l'habitat : les interventions possibles et leur efficacité
(Fichier PDF, 396 Ko)

Prévalence et facteurs de risques dans l'habitat humide
(Fichier PDF en Anglais, 2958 Ko)

Housing and health counselling
(Fichier PDF en Anglais, 119 Ko)